22.09.2007

Vaccin mini-dosé contre la grippe aviaire

Sanofi Pasteur a présenté les résultats de son nouveau vaccin contre le virus de la grippe H5N1. L'ajout d'un nouvel adjuvant dans ce vaccin a permis de réduire considérablement la dose et offre ainsi la possibilité de produire un plus grand nombre de vaccins en cas de pandémie.
Selon le communiqué du laboratoire, "Le vaccin contenant seulement 1,9 microgrammes d'antigène grippal a induit une réponse immunitaire forte (séro-protection) chez plus de 70 % des volontaires ayant participé à l'essai clinique et le vaccin contenant 3,75 microgrammes d'antigène a induit une réponse immunitaire forte (séro-protection) chez plus de 80 % des volontaires ayant participé à ce même essai". Grâce à cette formule, Sanofi Pasteur estime, une fois le développement clinique finalisé, être capable de produire des milliards de doses vaccinales en cas de pandémie.

D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, la prochaine pandémie pourrait entraîner de 1 à 2,3 millions d'hospitalisations et de 280 000 à 650 000 décès dans les seuls pays industrialisés. Son effet serait probablement encore plus dévastateur dans les pays en développement. Mais aujourd'hui, la survenue d'une telle catastrophe reste hypothétique et il n'est aucunement sûr que le virus H5N1 en soit à l'origine.

Source : Communiqué de Sanofi Pasteur MSD du 18 septembre 2007

11.09.2007

Grippe aviaire : les essais prometteurs d'un vaccin

Les résultats préliminaires du premier essai clinique d'un vaccin novateur contre l'influenza aviaire H7N1 («grippe aviaire») montrent que ce produit est sûr et bien toléré par les volontaires sains. Ce vaccin a été mis au point par une équipe de scientifiques européens, de la conception du virus vaccinal à la réalisation de ce premier essai clinique, et a été cofinancé par le programme-cadre de recherche de l'Union européenne.

La Commission européenne a également annoncé aujourd'hui les résultats de son dernier appel de propositions concernant de nouveaux projets de recherche sur l'influenza: avec plus de 27 millions d'euros pour 11 nouveaux projets de collaboration, la Commission poursuit son soutien de longue date aux solutions scientifiques novatrices contre cette maladie mortelle.

«Nous pouvons tant accomplir en travaillant ensemble», a déclaré Janez Potočnik, commissaire européen à la science et à la recherche. «Ce projet est un exemple parmi d'autres qui montre comment une coopération européenne peut mener à des résultats concrets dans des domaines vraiment importants pour les Européens».

Une menace contre la santé humaine et animale

L'influenza constitue une menace importante pour la santé humaine comme animale. Si, actuellement, on se préoccupe principalement du risque d'apparition d'une influenza «pandémique» qui se répandrait rapidement sur la planète et tuerait des millions de gens, on oublie souvent que, même au cours d'une saison d'influenza «normale», cette maladie est responsable du décès de 300 000 personnes dans le monde. En outre, l'influenza chez les oiseaux domestiques provoque d'énormes pertes économiques et affecte directement la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance dans les régions rurales des pays en développement.

Le projet FLUPAN

Le projet FLUPAN, soutenu à hauteur de 2,1 millions d'euros par le 5e programme-cadre de recherche de l'UE, a rassemblé des équipes de recherche britanniques, italienne, norvégienne et française pour développer le premier vaccin candidat à usage humain contre le sous-type H7N1 de l'influenza aviaire, potentiellement mortelle. Le virus diffère du sous-type H5N1 qui circule actuellement en Asie et a provoqué un certain nombre de contaminations et de décès chez l'homme. Cependant, le H7N1 a déjà causé des épidémies meurtrières chez la volaille en Europe et est potentiellement transmissible à l'être humain, puis entre humains. Comme le virus H7N1 est au départ considéré comme trop dangereux pour être utilisé par les fabricants de vaccins, il a été rendu sûr par un processus de modification relevant de la «génétique inverse». Ce vaccin est produit à partir d'une lignée cellulaire et non dans des œufs comme c'est le cas habituellement. La culture cellulaire est une technologie qui pourrait compléter la capacité actuelle de production de vaccins à base d'œufs en cas de pandémie d'influenza. Les résultats de l'essai clinique récemment achevé indiquent que le vaccin a été bien toléré et n'a provoqué aucun effet secondaire grave chez les volontaires.

Le vaccin a été adjuvé (pour accroître la réaction immunitaire) pour certains volontaires et a suscité des réponses immunitaires correspondant à celles provoquées par d'autres vaccins contre l'influenza aviaire (H5N1) contenant un adjuvant à l'aluminium aux doses testées. De futures études, avec l'ajout d'un adjuvant plus puissant, pourraient accroître le niveau de protection.

La Commission européenne a également annoncé aujourd'hui les résultats de sa dernière sélection de nouveaux projets de recherche sur l'influenza: après une évaluation complète, par des experts indépendants, de 44 projets concernant l'influenza, soumis en réponse à son récent appel de propositions (le premier du 7e programme-cadre de recherche qui a commencé cette année), la Commission va lancer la négociation de contrats avec les promoteurs des 11 meilleurs projets, auxquels elle prévoit d'apporter plus de 27 millions d'euros. Ces équipes de recherche s'attaquent à plusieurs questions importantes, comme le développement de nouvelles méthodes de diagnostic de pointe, la recherche de cibles médicamenteuses novatrices, la modélisation de la propagation d'une pandémie potentielle et l'impact des mesures préventives, ainsi que le développement d'un vaccin original facile à administrer, sous forme de spray nasal. Parmi les consortiums sélectionnés, plusieurs comprennent des institutions de recherche des régions d'Asie touchées.

La Commission soutient depuis longtemps des projets de recherche de haut niveau sur l'influenza. Elle considère les solutions scientifiques à cette menace potentielle pour la santé comme une composante importante de sa réaction globale à l'influenza aviaire et humaine. Après la sélection des projets évoqués ci-dessus, le financement total de la Commission pour la recherche sur l'influenza se monte à plus de 90 millions d'euros depuis 2001.

Source http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/4766/article.html

30.05.2007

Vaccin

DJAKARTA (AP) - Le laboratoire pharmaceutique américain Baxter va lancer l'essai clinique d'un vaccin contre la grippe aviaire en Indonésie, a annoncé la ministre indonésienne de la Santé, précisant que le pays stockera au départ deux millions de doses.

Dans le cadre d'un accord conclu en février, l'Indonésie a accepté de fournir au laboratoire des échantillons de sa souche H5N1, en échange de prix préférentiels sur les vaccins ainsi développés. Siti Fadilah Supari a expliqué à l'Associated Press que l'essai clinique, qui concernera des centaines de personnes, débutera en juillet.

Baxter est actuellement en mesure de produire trois millions de doses du vaccin par semaine. En cas de pandémie, "nous chercherons à stocker au moins 20 millions de doses", a-t-elle poursuivi, tout en espérant que "cela n'arrivera jamais".

La grippe aviaire a fait au moins 186 morts depuis son apparition chez des volailles en Asie en 2003. Deux décès sur cinq sont survenus en Indonésie, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). AP

29.04.2007

Accès au vaccin

Incontestablement, l’Indonésie a su actionner le bon levier.

Avec 74 morts, l’Indonésie est aujourd’hui le pays le plus touché par le H5N1 et le réseau sentinelle de l’OMS, qui surveille l’évolution du virus, ne peut pas se passer de ses échantillons. Ceux-ci servent aussi pour l’élaboration d’un futur vaccin antigrippal. Et c’est là que ça coince. Le système fondé sur le partage des virus de grippe saisonnière tournait sans heurts depuis cinquante ans. Avec le H5N1, et la menace d’une pandémie type grippe espagnole, les pays qui, comme l’Indonésie, donnent gratuitement leurs souches sans connaître leur devenir, et qui seront aux premières loges si le H5N1 mute, veulent être assurés de disposer du vaccin en retour.

L’OMS a réagi rapidement pour désamorcer la crise. Des pra-tiques plus transparentes, soumises pour approbation à l’Assemblée générale ce mois-ci, permettront à chaque pays de savoir ce que deviennent les souches. Le système de partage est sauvé. Reste à trouver les mécanismes d’un accès équitable aux traitements. Parmi les solutions à l’étude, le transfert de technologies et la création d’unités locales de fabri-cation de vaccins, par exemple en Inde ou au Brésil. « Cela n’a de sens que si ces unités pro-duisent aussi des vaccins saisonniers, estime Luc Hessel, de la Fédération internationale de l’industrie du médicament. On ne va pas construire une unité pour fabriquer un hypothétique vaccin utile dans dix ou trente ans ! C’est une option limitée aux pays qui ont déjà une certaine infrastructure. » L’OMS envisage aussi de créer des stocks vaccinaux par des achats anticipés. Quant aux industriels, ils pourraient réserver une partie de la production pour les besoins de l’OMS.

D’âpres discussions vont donc avoir lieu dans les six prochains mois entre l’OMS, les pays concernés et les fabricants de vaccins. Sachant que, de toute façon, en cas de pandémie, les capacités de production ne permettront pas de fabriquer des vaccins pour tout le monde dès les premiers mois.


Source : http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p723/articles/a341787-h5n1_un_acc%E8s_%E9quitable_au_vaccin_.html

14.03.2007

Grippe aviaire : la commercialisation du vaccin anti-H5N1 de Sanofi-Aventis obtient le soutien des experts de la FDA

Un groupe d'experts conseils de la Food and Drug admisnistration (FDA) a donné un avis favorable pour l'autorisation de commercialisation du premier vaccin humain contre la grippe aviaire aux Etats-Unis, même si des données récentes suggèrent une protection moins efficace que celle reportée dans l'essai clinique de 2006.

14.12.2006

Un vaccin contre la grippe aviaire au Vietnam

Des scientifiques de l'Institut Pasteur de Nha Trang, au Viêt-nam, ont produit un vaccin humain contre la grippe aviaire du type H5N1, a déclaré le Dr Le Van Hiep, chercheur de l'Institut qui est situé à un millier de kilomètres au sud de Hanoi.
Ce vaccin a été produit à partir d'une technologie de transplantation sur des oeufs de poules. Il a été testé avec succès en laboratoire sur des poulets et des souris.
L'Institut Pasteur de Nha Thrang a envoyé des doses du vaccin au Centre national de l'étalonnage de Hanoi pour la poursuite des tests.
La grippe aviaire avait causé une quarantaine de victimes au Viêt-nam, mais depuis novembre 2005, aucun nouveau cas humain n'a été recensé. Par contre, le Viêt-nam avait dû éliminer des millions de volailles.
L'Institut Pasteur dispose d'un pôle régional de recherche qui est en cours de développement en Asie-Pacifique, avec des instituts au Cambodge, en Chine, en Corée, à Hong Kong, au Viêt-nam ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie.
La première initiative du pôle Asie-Pacifique, du Réseau international des Instituts Pasteur, est le programme RESPARI dédié aux recherches sur les maladies respiratoires aiguës, notamment le risque de pandémies que constituent le SARS ainsi que la grippe aviaire.
Les cliniciens et épidémiologistes du réseau oeuvrent en collaboration avec les chercheurs de l'Institut Pasteur de Paris ainsi que ceux d'autres institutions, comme la Faculté de médecine de Caen.

Institut Pasteur de Nha Thrang (Viêt-nam) :
http://npi.dsvr.com/

07.12.2006

Grippe aviaire : un vaccin pour l'homme attendu dans un an

AP Bangkok

 

Un vaccin efficace contre la grippe aviaire devrait être disponible pour l'homme dans un an, voire plus tôt en cas de menace de pandémie, a indiqué mercredi Marie-Paule Kieny, directrice du département de recherches vaccinales à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Mme Kieny a annoncé cette perspective à l'issue d'un forum de quatre jours sur les vaccins organisé à Bangkok, auquel participaient des chercheurs, des médecins et des spécialistes de santé publique venus du monde entier.
En l'absence d'une pandémie, «nous pouvons nous attendre à ce que, d'ici un an, des vaccins contre la souche H5N1 soient commercialisés pour un usage humain», a déclaré la responsable de l'OMS.
Dans le cas contraire, la procédure d'homologation du vaccin à des fins de production serait accélérée, a ajouté Mme Kieny. «Il y aurait urgence et les régulateurs iraient plus vite compte tenu du différentiel entre le coût et les bénéfices», a-t-elle précisé.
Après avoir dévasté les élevages de volailles d'Asie fin 2003, le virus hautement pathogène H5N1 s'est répandu au Moyen-Orient et en Afrique, et a coûté la vie 154 personnes à travers le monde, selon les chiffres de l'OMS.
Si la plupart des victimes ont été contaminées par des oiseaux malades, l'OMS craint désormais une mutation du virus qui le rendrait transmissible d'homme à homme, avec les risques de pandémie que cela comporte.

source :

http://www.cyberpresse.ca/article/20061206/CPSCIENCES/612...

30.08.2006

Vaccination

 

Vaccination against High Pathogenic Avian Influenza

In February 2006, the Standing Committee on the Food Chain and Animal Health backed Commission proposals to allow France and the Netherlands to carry out targeted preventive vaccination campaigns on poultry, as a precautionary measure against highly pathogenic avian influenza. The vaccination programmes are authorised only for specific birds in specified regions, and will be subject to rigorous surveillance and control requirements.

 

For more details, see :

http://ec.europa.eu/food/animal/diseases/controlmeasures/...