09.01.2008

Grippe aviaire : Les mécanismes du virus chez l’homme

Le virus de la grippe aviaire affecte beaucoup plus facilement les volatiles que les hommes.

Une nouvelle étude américaine met en lumière les mécanismes de transmission du virus H5N1 de la grippe aviaire chez l’homme. Actuellement, le virus se fixe à des récepteurs situés dans le système respiratoire inférieur, mais une mutation d’H5N1 qui lui permettrait de pénétrer les muqueuses situées dans le nez et la gorge risquerait alors de provoquer une pandémie.
Une nouvelle étude menée par des chercheurs américains du Massachusetts institute of technology (MIT) met en lumière les mécanismes de transmission du virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, chez l’homme. Contrairement aux virus causant des épidémies de grippe humaine, qui pénètrent facilement dans les muqueuses situées dans le nez et la gorge, H5N1 ne parvient, à l’heure actuelle, qu’à se fixer à des récepteurs du système respiratoire inférieur. Plus précisément, le virus se loge sur des chaînes de sucre de forme conique présents dans les voies respiratoires inférieures, endroits où il a le plus de mal à pénétrer et d’où il se transmet difficilement. Toutefois, si H5N1 venait à muter, sa transmission d’homme à homme serait alors redoutable. Actuellement, le virus a tué 216 personnes sur 348 infectées en cinq ans.

05.10.2007

Le virus H5N1 a muté

Hier, des chercheurs américains ont annoncé que la souche du virus H5N1, responsable de la grippe aviaire a muté en une forme qui sera plus à même d'infecter les êtres humains.

Selon le docteur Yoshihiro Kawaoka, virologue à l'université du Wisconsin-Madison, ces changements sont inquiétants. "Nous avons identifié un changement spécifique qui pourrait permettre à la grippe aviaire de se développer dans les voies respiratoires supérieures des humains", a déclaré Yoshihiro Kawaoka, qui a mené l'étude. "Les virus qui circulent en Afrique et en Europe sont ceux qui sont les plus susceptibles d'infecter les êtres humains".

L'étude dirigée par Kawaoka publiée par le PLoS Pathogens, publication de la Bibliothèque publique des sciences (Public Library of Science), montre que la totalité des échantillons récemment prélevés sur des oiseaux en Afrique et en Europe porte cette mutation.

"Je n'aime pas effrayer la population mais il est important que la communauté scientifique comprenne ce qui est en train de se produire", a ajouté Yoshihiro Kawaoka.

329 personnes infectées en 4 ans

Depuis 2003, le virus H5N1, qui touche principalement des oiseaux, a infecté 329 personnes dans 12 pays, tuant 201 d'entre elles. Il se transmet très rarement d'une personne à une autre, mais s'il acquiert la capacité de le faire, il pourrait probablement provoquer une épidémie mondiale.

La température corporelle des oiseaux est d'environ 41°C. Celle des hommes, plus faible, est d'environ 37°C, et dans le nez et dans la gorge, voies d'infection virale, elle n'est que de 33°C. "De ce fait, le virus de la grippe aviaire ne se développe normalement pas bien dans le nez ou dans la gorge des humains", a expliqué Yoshihiro Kawaoka.

La mutation découverte par son équipe permet au virus H5N1 de mieux supporter les températures plus basses des voies respiratoires supérieures des êtres humains. "A l'évidence, il faudra d'autres mutations pour que le virus prenne une forme pandémique", a ajouté le virologue.

12.02.2007

Paris Anti-Avian Influenza 2007

After the great success of Paris Anti-Avian influenza 2006, the 2007 edition aims to bring again together the world specialists in the field in order to make a focus on avian influenza after the epidemic in 2006 and to discuss about the latest scientific advances, especially on new therapeutic targets for treatment and prevention (vaccines) in humans and animals, and the strategies to avoid a human pandemic by treating and preventing the epizootie.

Mai 31 - June 1, 2007



Previous Conference Paris Anti-Avian Influenza 2006


http://www.isanh.com/avian-influenza/

06.11.2006

Un virus plus virulent, mais plus lent

"Plus le virus de la grippe aviaire sera virulent, plus vite il disparaîtra, car moins vite il se propagera ! Voilà l'une des toutes premières conclusions sorties des modèles créés par Dominique Bicout, chercheur, et ses coéquipiers du laboratoire « Techniques en imagerie, modélisation et cognition » (TIMC)."

Source : Le journal du CNRS : N°202 Novembre 2006 / Céline Bousquet

 

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/3119.htm

Grippe aviaire - Lancement du projet de recherche «Constanze»

Le projet « Constanze » va permettre à la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche d’étudier l’avifaune du lac de Constance et la problématique de la grippe aviaire. Les résultats « permettront de mieux cibler les mesures prises pour protéger la volaille domestique contre la grippe aviaire », explique l’office vétérinaire fédéral suisse, qui dirige le projet.

 

« Le projet de recherche « Constanze » va faire du lac de Constance un des lacs les plus étudiés d’Europe. L’analyse des baguages et comptages d’oiseaux ainsi que la pose d’émetteurs radio sur les oiseaux vont permettre une meilleure connaissance de l’avifaune de ce lac », exposent les responsables du projet : « Les oiseaux d’eau seront capturés dans des nasses – sortes de grandes cages flottantes – et feront l’objet de prélèvements d’échantillons pour ensuite être relâchés. Dans des élevages de canards colverts spécialement aménagés pour le projet de recherche, les chercheurs examineront si les oiseaux sauvages peuvent y introduire le virus de la grippe aviaire ».
En laboratoire, des recherches seront aussi conduites pour améliorer le diagnostic. Enfin des modèles de risques seront développés dans le but de pouvoir, à l’avenir, simuler sur ordinateur la propagation de la grippe aviaire.

 

Pour plus d’informations, le projet « Constanze » dispose d’un site internet : www.projekt-constanze.info.

 

Source :

http://www.web-agri.fr/conduite-elevage/sante-animale/art...

27.10.2006

Media seminar on flu pandemic preparedness and avian influenza, 17 October 2006, Brussels.

 On 17 October 2006, the European Commission’s Directorate-General for Health and Consumer Protection organised a media seminar bringing together a number of leading experts from the European Commission, the European Centre for Disease Prevention and Control, the pharmaceutical industry and the World Health Organisation, with journalists from across the EU Member States. The aim of the seminar was to provide participants with a deeper understanding of pandemic preparedness planning and the steps being taken by the European Commission and the international community to tackle and prevent avian influenza in wild birds and poultry. The seminar also sought to clarify technical aspects such as the difference between flu and human seasonal flu; the different aspects of transmission and the relative properties of vaccines and anti-virals. Please find below further information, presentations and information on the speakers:

link :

http://ec.europa.eu/food/press/index_en.htm

20.10.2006

Le financement communautaire confère un nouvel élan à la recherche sur la grippe aviaire

La Commission européenne a dévoilé les détails de 17 nouveaux projets de recherche sur la grippe aviaire et pandémique.

28 millions d'euros seront alloués à ces projets qui reflètent la nature globale de la problématique. Nombre d'entre eux incluent des partenaires non européens, y compris des pays qui ont été touchés par des épidémies récentes. Les projets ont été sélectionnés à l'issue d'un appel de propositions spécial organisé au titre du sixième programme-cadre (6e PC).

«Il est important que l'UE soit en mesure de cibler ses programmes de recherche afin de répondre aux nouveaux besoins émergents», a commenté Janez Potocnik, commissaire européen en charge de la science et de la recherche. «Nous avons prouvé que nous en sommes capables. La participation de partenaires internationaux si nombreux montre que l'Europe est à la pointe de la lutte contre la grippe aviaire et pandémique.»

Les projets sélectionnés couvrent la santé humaine et animale et répondent aux besoins en matière de recherche répertoriés par des organismes tels que l'Organisation mondiale de la santé et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Dans le domaine de la santé animale, certains projets visent à mettre au point de nouveaux vaccins bon marché et faciles à administrer. D'autres projets permettront de mieux comprendre le mode d'action et de transmission du virus. La capacité du virus à survivre à diverses méthodes de transformation des aliments sera également étudiée. Un accent particulier sera en outre mis sur la coopération internationale, certains projets portant sur la mise en place de réseaux de recherche, le transfert de technologies et la formation afin de garantir que, quel que soit le foyer de l'épidémie, des chercheurs locaux seront en mesure de diagnostiquer la maladie et établir les mesures pour la contenir.

Quant aux projets consacrés à la santé humaine, une attention particulière sera portée au développement de vaccins et de méthodes simples d'administration des vaccins. Un autre projet étudiera la question fondamentale de la transmission inter-espèces du virus, alors que d'autres analyseront le mode de transmission de la maladie et la réaction du corps à l'infection.

Selon les chiffres publiés par l'Organisation mondiale de la santé, 256 cas humains de grippe aviaire ont été notifiés dans le monde depuis 2003. Parmi ceux-ci, 151 personnes sont décédées des suites de la maladie. Bien qu'aucun cas humain de grippe aviaire n'ait été enregistré au sein de l'UE, 14 États membres ont rapporté des cas de la maladie chez les oiseaux.

Pour tout renseignement complémentaire sur les actions entreprises par l'UE en ce qui concerne la grippe aviaire, consulter:
http://ec.europa.eu/food/animal/diseases/controlmeasures/...

Catégorie: Projets
Source des informations: Commission européenne
Référence du Document: D'après le communiqué de presse IP/06/1413 et MEMO/06/381
Acronyme du Programme: FRAMEWORK 6C, FP6-INTEGRATING, FP6-POLICIES
Codes de Classification de l'Index des Sujets: Coordination, coopération; Alimentation; Médecine, santé; Stratégies; Recherche scientifique