08.09.2007

Grippe aviaire en Russie : l’Arménie interdira les importations de volailles

L’Arménie envisage d’interdire les importations de volailles de Russie après la découverte du virus de la grippe aviaire dans le Sud de la Russie, a déclaré mercredi le chef de l’inspection nationale pour la médecine vétérinaire et l’agriculture.

L’inspection n’a pas encore reçu de la Russie d’informations sur le foyer de grippe aviaire décelé dans une ferme de volailles, mais une fois cette information reçue, les importations seront interdites, rapporte l’agence News-Armenia.

Plus de 20.000 poules ont été abattues dans le territoire de Krasnodar en raison de la grippe aviaire, le Service fédéral de contrôle vétérinaire et phytosanitaire (Rosselkhoznadzor) ayant confirmé la présence du virus H5N1 dans cette ferme, où 410 poules sont mortes.

Burkina Faso: Flambée du prix du poulet - Les conséquences de la grippe aviaire

Depuis un certain temps, acheter un poulet n'est plus à la portée de n'importe quelle bourse dans la capitale burkinabè.

Grippe aviaire: 205'000 volailles abattues en Bavière

Les autorités sanitaires allemandes ont entrepris l'abattage de 205'000 volailles dans deux exploitations bavaroises. Les vétérinaires soupçonnent la présence de la souche H5N1 de la grippe aviaire.

26.06.2007

H5N1 - La Russie interdit les importations de volailles tchèques

MOSCOU (REUTERS) - La Russie a interdit à compter de lundi les importations de volailles en provenance de la République tchèque afin d'empêcher la propagation du virus de la grippe aviaire, détecté la semaine dernière dans ce pays, a annoncé mardi le ministère de l'Agriculture.
La présence du H5N1, forme hautement pathogène de la grippe aviaire également dangereuse pour les humains, a contraint les autorités sanitaires tchèques à ordonner l'abattage de plusieurs milliers de dindes.

La grippe aviaire a été détectée au début de l'année dans deux régions de Russie: dans deux fermes de la région de Krasnodar (Sud) ains que dans 11 localités des environs de Moscou.

07.07.2006

La grippe aviaire : les coûts économiques

Le virus hautement pathogène de la grippe aviaire (H5N1) a pris une ampleur mondiale au cours des six à neuf derniers mois. Après l’Asie de l’Est, il s’est propagé à 40 autres pays. Le nombre d’infections et de décès humains rapportés par l’OMS, est en hausse, depuis ces six derniers mois. En effet, le nombre de décès a plus que doublé, passant de 41 décès, en 2005, à 54 décès pour le seul semestre de 2006

La Banque mondiale estime qu’une pandémie de la grippe humaine d’origine aviaire pourrait causer une perte de 3,1% du produit interne brut mondial et coûter à l’économie mondiale 1,25 trillions de dollars EU, sur un PIB mondial de 40 trillions de dollars EU. Lors de la conférence internationale sur la grippe humaine d’origine aviaire, à l’Institut Pasteur à Paris, en France, M. Milan Brahmbhatt, économiste principal de la Banque mondiale pour l’Asie de l’Est a présenté un scénario pour le moins pessimiste. Il faut, toutefois, noter que ce scénario a été préparé par le Groupe des Perspectives économiques en matière de Développement de la Banque mondiale. M. Brahmbatt a expliqué aux participants à la conférence que ce scénario «catastrophe» se base sur l’hypothèse d’un taux de mortalité de 1% (- ou 70 millions de personnes). Pour lui, les pays en développement paient un tribut plus lourd aux pandémies, avec des taux de mortalité plus élevés et des pertes économiques représentant souvent le double de celles que subissent les pays développés.

Il pense que l’impact de la grippe aviaire au niveau macroéconomique a été relativement faible dans la majorité des pays, parce que le secteur de la volaille ne représente qu’une infime partie de l’économie mondiale. Toutefois, «l’impact de la grippe aviaire sur le secteur de l’élevage de volailles a été assez significatif, en raison du taux de mortalité des volailles et de l’abattage des volatiles dans le cadre de la lutte contre la propagation de la maladie», poursuit-il.

 

 

 

«En dépit de cet impact assez faible au plan macroéconomique, il y a eu une baisse considérable de la demande en volailles à cause de la phobie des volailles chez les consommateurs (même s’il n’y a aucun danger à consommer de la volaille bien cuite). Cette situation a terriblement affecté les éleveurs de volailles», a-t-il ajouté. Aux dires de M. Brahmbatt, en Roumanie, pays qui, à lui seul, a enregistré plus d’une centaine de foyers de grippe aviaire, au cours des derniers mois, les ventes de volailles domestiques ont chuté de 80%, conduisant de nombreux producteurs au bord de la faillite. En Irak, seules 10% des fermes semi commerciales seraient restées opérationnelles. La Turquie aurait également enregistré des pertes énormes. Il en est de même pour la France, l’un des plus grands producteurs de volailles dans la communauté européenne. Quant au Brésil, même si le pays n’a pas été touché par la grippe aviaire, la baisse de la demande mondiale et des prix de volailles a incité les plus gros producteurs à réduire leur production de 15 %, cette année. Selon le Programme des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus de 200 millions de volailles sont mortes ou ont été abattues, depuis la fin de l’année 2003, surtout en Asie de l’Est, avec le Vietnam et la Thaïlande en tête de liste (ces pays y ayant perdu 15 à 20% de leur population de volailles). M. Brahmbatt pense, tout de même, que la Thaïlande constitue un bon exemple de reprise, basé sur une bonne réaction des pouvoirs politiques. Ce pays est, en effet, le plus grand exportateur net de volailles en Asie de l’Est. Il a enregistré, en 2004, une baisse considérable de  40% du niveau de ses exportations de produits avicoles, frappés de restrictions. En effet, «avec le Vietnam, le pays a pris des mesures de contrôle strictes, permettant d’éviter de nouveaux foyers de grippe aviaire, au cours des six derniers mois. Les exportations de volailles non cuites ont été remplacées par celles de volailles cuites, qui ne sont pas concernées par les restrictions commerciales. Cette approche a permis de relancer les exportations l’année dernière. La consommation intérieure est également en train de reprendre, du fait de la confiance croissante des consommateurs aux produits cuits». Pour lui, il est évident que ces épidémies ont eu plus d’impact sur les pauvres dans certains pays. Au Vietnam, par exemple, les ménages les plus pauvres dépendent trois fois plus des revenus de volailles que les ménages les plus riches. Au Vietnam la majeure partie des volailles provient des élevages d’arrière-cour (en plein air). M. Brahmbatt a confié qu’au cours des discussions sur les stratégies à mettre en œuvre dans la lutte contre la grippe aviaire, il a tout simplement été décidé d’interdire la production de volaille d’arrière-cour. Mais à l’analyse, cette décision risque de réduire les revenus des pauvres de manière tout à fait disproportionnée. M. Brahmbatt pense que, dans la lutte contre la grippe aviaire, il est nécessaire de procéder à une évaluation minutieuse des résultats des différentes stratégies mises en œuvre actuellement, afin de voir si elles répondent aux attentes Il cite entre autres stratégies de lutte contre la grippe aviaire, l’abattage et la vaccination de la volaille. «L’une des questions en rapport avec ses stratégies porte sur le niveau d’indemnisation des éleveurs, car un taux trop faible pourrait décourager les éleveurs qui seraient enclins à ne pas coopérer, tandis qu’une indemnisation trop élevée pourrait les encourager à ne pas prendre de mesures biosécuritaires appropriées pour leurs volailles». M. Brahmbatt est d’avis qu’il faille prendre des mesures à long terme pour renforcer les capacités institutionnelles, réglementaires et techniques, tout en améliorant les systèmes de détection et de surveillance précoce en santé animale et humaine. «Même si nous venons à bout de la grippe aviaire, il y a d’autres maladies animales qui franchissent la frontière animale pour infecter les humains. En termes techniques, on les appelle zoonoses. Elles sont nombreuses et apparaissent de plus en plus. C’est dire que nous aurons à les gérer pendant quelque temps, d’où la nécessité pour nous d’avoir des institutions et des méthodes appropriées pour juguler ce problème», prévient-il. «Et pour finir, je dirais qu’il y a un grand travail scientifique à abattre pour trouver de meilleurs médicaments, de meilleurs vaccins, de meilleurs antiviraux- et, même, produire ces produits plus rapidement et de manière moins onéreuse», car, « C’est seulement lorsqu’une pandémie se déclare, que nous y prêtons attention et que nous commençons à chercher le vaccin approprié. Habituellement, il fallait six à huit mois pour formuler le bon vaccin. Pendant ce temps, plusieurs personnes y auront laissé la vie. Tout cela représente beaucoup d’efforts», conclut-il.  

 

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04.07.2006

Les pays en développement dans les échanges agricoles mondiaux - rapport conjoint de l’OCDE et de la FAO

La production et la consommation de produits agricoles augmentent plus rapidement dans les pays en développement que dans les économies développées. Cependant, comme l’indique un nouveau rapport conjoint de l’OCDE et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, dans les pays les plus pauvres, l’amélioration de la productivité n’est pas suffisante pour répondre aux besoins alimentaires de populations en pleine croissance. Pour cette raison, les pays en développement les plus pauvres seront de plus en plus dépendants des marchés mondiaux pour assurer leur sécurité alimentaire et, par conséquent, plus sensibles aux fluctuations des prix du marché international, constatent les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO, 2006-2015. Pour développer la capacité de production de ces pays, il importera d’intensifier l’investissement dans l’éducation, la formation et le développement des infrastructures. Le Brésil, l’Inde et la Chine pèsent de plus en plus lourd dans l’évolution des échanges agricoles mondiaux. D’une façon générale, la hausse des revenus et l’urbanisation croissante modifient les habitudes alimentaires dans les pays en développement et font progresser la demande et les importations de viande et de produits transformés, mais aussi d’aliments du bétail nécessaires à la production animale.   Les grands exportateurs traditionnels de blé que sont l’Argentine, l’Australie, le Canada, l’Union européenne et les États-unis devraient conserver leur position dominante, mais la production de l’Ukraine et du Kazakhstan concurrence de plus en plus celles de ces pays. Les États-unis devraient rester le premier exportateur de blé dans les années à venir, mais leur part de marché devrait se contracter. Des tendances analogues se dégagent sur les marchés des autres produits, avec notamment une forte poussée des exportations des pays d’Amérique latine. Les prix de l’énergie devant se maintenir à des niveaux élevés, la production de bioénergie à partir de céréales secondaires, d’oléagineux et de sucre devrait s’affirmer, engendrant un surcroît de demande pour ces produits.  L’accroissement de la demande de céréales secondaires sera en grande partie à mettre au compte de l’essor de la production de biodiesel destiné à remplacer les produits tirés du pétrole. Les marchés internationaux de la viande devraient continuer de progresser à moyen terme, mais restent sensibles aux flambées de maladies animales dans les principaux pays fournisseurs. La possible réapparition de maladies animales telles que l’ESB (maladie de la vache folle), la fièvre aphteuse et la grippe aviaire conditionnera les marchés et aura des répercussions sur la configuration des échanges, d’où la nécessité de renforcer la vigilance et la coopération internationales.

http://www.oecd.org/document/36/0,2340,fr_2649_34487_3703...