24.08.2007

Grippe aviaire : le Canada, les É.-U. et le Mexique se préparent à lutter

Dans la déclaration commune diffusée à l'issue de leur réunion au sommet les 20 et 21 août au Québec (Canada), le président Bush, le premier ministre canadien, M. Stephen Harper, et le président du Mexique, M. Felipe Calderon, ont annoncé la concrétisation d'un Plan nord-américain de préparation contre la grippe aviaire et la grippe pandémique.

« Les voisins s'entraident en période de détresse. Nos gouvernements ont travaillé ensemble afin d'améliorer les moyens de prévention, de préparation et d'intervention en prévision de catastrophes d'origine naturelle ou humaine en adoptant une approche commune à l'égard de tous les aspects de la gestion des urgences », disent-ils dans cette déclaration.

Ce plan entre dans le cadre du Partenariat sur la sécurité et la prospérité (PSP) que le Canada, les États-Unis et le Mexique ont établi en mars 2005 en vue d'accroître la sécurité et la prospérité sur leurs territoires respectifs grâce à une coopération accrue et à un échange d'informations de plus grande ampleur.

Lors de leur réunion à Cancun (Mexique) en mars 2006, les dirigeants des trois pays s'étaient engagés à élaborer en commun un plan de préparation contre la grippe aviaire et la grippe pandémique.

Ce « plan est un exemple de la manière dont nous pouvons oeuvrer de concert pour protéger plus efficacement nos trois pays contre le risque d'une pandémie de grippe. Il serait beaucoup plus difficile, voire impossible, d'agir ainsi séparément », a déclaré à l'USINFO la sous-secrétaire d'État à la démocratie et aux affaires mondiales, Mme Paula Dobriansky, le 21 août.

Long d'une cinquantaine de pages, le nouveau plan vient en complément des plans nationaux de gestion des urgences et se fonde sur les principes fondamentaux du Partenariat international en matière de grippe aviaire et pandémique ainsi que sur les règles et les directives de l'Organisation mondiale de la santé animale et de l'Organisation mondiale de la santé, dont la Réglementation internationale de la santé.

Adoptée par la plupart des pays, cette réglementation qui a force exécutoire vise à juguler les maladies susceptibles de se transmettre rapidement d'un pays à un autre.

Ces maladies comprennent entre autres de nouvelles infections telles qu'un nouveau virus de la grippe chez l'homme ou le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) dont l'épidémie de novembre 2002 à juillet 2003 a touché plus de 8.000 personnes et causé la mort de 774 d'entre elles.

Les risques peuvent aussi provenir du déversement de produits chimiques ou d'autres produits nocifs, de fuites ou d'accidents nucléaires.

Le plan nord-américain offre un cadre destiné à permettre de réaliser les objectifs suivants :

- découvrir et maîtriser un foyer de grippe aviaire et empêcher la transmission du virus chez l'homme,

- prévenir ou ralentir l'entrée d'une nouvelle souche du virus de la grippe humaine en Amérique du Nord,

- minimiser le nombre de malades ou de décès,

- consolider l'infrastructure et atténuer les effets de cette maladie sur l'économie et sur la société en général.

Une approche concertée

Le plan décrit le cadre de gestion des urgences dans chaque pays et la manière dont les trois pays coordonneront leurs activités. Il aborde les questions de santé animale et de santé publique telles que le signalement, la surveillance, l'épidémiologie, les travaux de laboratoire, les vaccins, les antiviraux, le personnel, les stocks de vaccins et de médicaments et les mesures de santé publique.

Il porte aussi sur des questions relatives aux frontières et aux transports, notamment les mesures de confinement en ce qui concerne les transports aériens et maritimes et le passage à la frontière.

Une série de mesures de collaboration entre les trois pays pourraient ralentir la propagation d'une nouvelle souche de virus et fournir un temps précieux afin de mobiliser les ressources nécessaires, de coordonner les interventions et d'atténuer les effets en ce qui concerne le nombre des malades et des décès.

Le plan prévoit aussi une approche concertée afin de protéger les éléments essentiels de l'infrastructure, en tenant compte notamment de l'importance d'assurer le maintien du fonctionnement des entreprises ainsi que de l'interdépendance entre secteurs.

SQURCE : News Press 2007

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